lundi 31 octobre 2011

Politiqui (8)

  
Le photomontage est une arme bien connue en politique. Pouvez-vous dater celui-ci ?

Les commentaires seront modérés jusqu'à demain.

mercredi 26 octobre 2011

La tétée de tata

 
Rien n'a filtré dans la presse de l'événement à caractère privé. On a donc lancé nos limiers sur la piste.

49 cm, 2,9 kg. 

C'est sa grand-mère Marisa qui est venue lui rendre visite en premier. Traduisez : il y en a un qui s'est fait attendre.

Le point sur les cadeaux : 
- le petit ours d'Angela Merkel, 
- un panier d'orchidées blanches (Mohamed VI). Plurielles fait remarquer qu'on n'est pas passé loin des lys...
- une robe à smocks Dior (Bernadette Chirac) ;
- un petit message de félicitations de Cécilia Attias ;
- un petit ensemble Tartine et Chocolat (Pierre Sarkozy).

Elle est balance ascendant taureau. 

"Polarité astrale très vénusienne, nature d'artiste, tout entière axée sur la beauté et l'amour. Désir de plaire, de séduire, de charmer, ne peut vivre sans chaleur humaine. Goût de la fête, de la musique, des plaisirs, avec un penchant (petit ou grand !) vers la facilité. Très douée pour rendre la vie amusante et agréable à son entourage." (source : Franceastro)

Le truc inespéré, ce sont les critiques de Marine Le Pen qui a regretté que le prénom ne soit pas français. Parce que sinon, vous êtes bon pour la mise à niveau proposée par Closer : il vous faut revivre les temps forts de la grossesse. Personnellement, je me suis rendu compte que j'avais complètement manqué ça.

Ou vous pouvez encore échouer sur le site Gala. Obnubilée par la prochaine tétée, notre stagiaire tombe sur un article consacré à l'actrice Denise Richards : "Les seins de la colère". Il est sûrement question d'aborder la problématique allaitement au sein ou lait artificiel. Sous-titre : "La belle regrette ses implants mammaires." Il faut tout d'abord en passer par une histoire d'erreur médicale, une histoire horriblement instructive :  "Le médecin qui s’est occupé de moi m’a placé des implants plus gros que ceux que j’avais demandé."

L'important, c'est d'en tirer une morale qui pourrait servir à une ex-mannequin par exemple. "Aujourd’hui, envahie de regrets, Denise Richards veut inculquer à ses filles l’importance de rester soi, et les éloigner à tout prix du culte de la maigreur omniprésent sur les collines de Los Angeles: «Quand je fais de l’exercice, je ne dis jamais que je m’entraîne pour rester mince. J’utilise toujours les mots santé et force. Je ne suis pas obsédée par mettre du maquillage dès que je sors de chez moi, ou à renvoyer une certaine image. Je veux vraiment que mes filles aiment leur corps et qu’elles aient confiance en elle.""

C'est toute notre époque ça : la psychologie passe avant la diététique.

Et la morale avant la psychologie : "Même pas une semaine et déjà tata !

Car le neveu et la tante ont le même âge : "L'augmentation du temps d'études, l'entrée tardive des hommes dans la vie de couple, les recompositions familiales après 45 ans, autant de raisons qui font qu'il existe de plus en plus une parenté tardive. Giulia, la petite fille du couple Sarkozy, entre donc pleinement dans cet exemple de ces nouvelles familles contemporaines.

Après Les Rois maudits, on pensait qu'on tenait les Borgia. "N'ayez pas foi en eux !" ne cessaient de nous répéter les gynéco des leftblogs. Mais voilà, c'est prouvé désormais, ils sont comme vous !
   

Général mais pas capitaine !

La solution au Politiqui n°7 était Jacques Chaban-Delmas, un des rares généraux à avoir joué dans l'équipe de France de rugby pour ne pas dire le seul...  Contre l'Empire britannique le 28 avril 1945. Mais il n'était pas capitaine, poste occupé par un second couteau, un certain Pierre Thiers, lequel était né à Thiers, joua après guerre à la S.A. Thiers et travaillait dans la coutellerie...

Dans la même sélection figuraient le Béglais Alban Moga (dit Bambi), le Lourdais Jean Prat, le Tarbais Robert Soro et les Bayonnais André Alvarez (le Pasteur) et Jean Dauger (Manech). Manech avait déjà été international à sept reprises avant la guerre mais à XIII. Il était retourné jouer à Bayonne après que le régime de Vichy ait interdit les sports professionnels (dont le rugby à XIII et le tennis).  

En 1945, les Britanniques n'apprécièrent guère le retour de joueurs réputés semi-professionnels. Soro et Dauger furent d'ailleurs exclus du Tournoi des cinq nations en 1952, marchandage qui permit à la France d'éviter son éviction du Tournoi. Le XV français était coupé depuis de longues années de la compétition internationale, certains de ses membres revenaient de camps de prisonniers où le peu de pratique sportive se résumait au football... Ils furent battus 27 à 6. Chaban connut à cette occasion sa seule et unique sélection internationale. On sait qu'il était aussi tennisman. A cinquante ans, il a disputé la finale du championnat de France de tennis en double messieurs. A l'époque, il avait un peu de temps libre : il était président de l'Assemblée nationale. Presque une cinquantaine d'années, c'est aussi la durée de ses mandats de député et de maire de Bordeaux. 

Les valeureux participants au Politiqui n°7 : Monsieur Poireau, Dorham, Nicolas.

La caricature était signée Cabrol reproduite dans "3 Républiques, vues par Cabrol et Sennep", BDIC Musée d'histoire contemporaine. Par Christian Delporte et Laurent Gervereau. 1996


Photographies ci-dessus : site LAKANALOVALIE ou la passion du rugby et diaporama de L'Express.fr sur les champions sportifs devenus hommes politiques.
  

mardi 25 octobre 2011

Politiqui (7)

 
Nous n'étions toujours pas revenus de la magnifique défaite de l'équipe de France de rugby et traînions ivres dans les rues d'Auckland dans l'espoir de siffler quelques pintes de Speight's de plus ou d'applaudir Richie McCaw, incontestablement le meilleur néo-zélandais de cette finale... Au moment où nous vomissions nos tripes au fond d'une impasse, voilà que nous tombons sur une viande encore plus avariée : c'était Piri Weepu que soutenaient deux de ses coéquipiers. Ils chantaient tristement un vieil air maori dans lequel il était question de s'en retourner sur sa pirogue. 

L'enseigne du Calluzi avait explosé. K'Road était plongé dans l'obscurité : le moment était venu de trouver l'énigme du Politiqui n°7. Pour cela, il vous suffit d'identifier l'homme ou la femme représenté, qui peut appartenir à n'importe quelle époque de l'histoire et à n'importe quel pays.







PS : devant les difficultés rencontrées par les participants, nous nous permettons de rajouter de vous aider un petit peu avec cette photographie et en attirant votre attention sur le sigle ornant le ballon. Certes, la voix vous aiderait davantage...


Les commentaires seront modérés jusqu'à notre prochain billet.

vendredi 21 octobre 2011

Le seul blog à vous donner des nouvelles de Giula

 
Et oui, il faut vous tenir au courant. Plutôt que de vous abreuver de vidéos sanglantes, venez recueillir les dernières informations concernant fifille. On a choisi de tout vous dire. Elle s'appelle Giulia. Comme la fille de Jules César. Non, pas le joueur de foot.

Et puis, on a que ce qu'on mérite. Juste pour vous, une vidéo fasciste de l'Inter de Milan. L'audience du blog explose. Restez en ligne. 24 heures sur 24, nous changeons le bavoir.


jeudi 20 octobre 2011

Carnet blanc

 
Personne ne s'est interrogé sur le titre de notre précédent billet : La Queue du bonheur. Notre stagiaire avait eu hier soir Didier Goux au téléphone. Et ça n'arrêtait pas : "C'est que du bonheur ! Que du bonheur !" Croyant retranscrire une plume réputée, elle a choisi de citer Didier dans le titre du billet qui du coup a pris un accent rachidadatien.

C'est une honte car c'est du plagiat pur et simple. Rendons à César... Le "Ah que" est extrait des oeuvres de Johnny Halliday tandis que  "Que du bonheur" est une série diffusée sur TF1 qui présente dit-on l'histoire d'une famille recomposée.

Nous venons de voir la nouvelle tomber sur nos téléscripteurs : Nadine Morano serait la marraine. A vérifier car jusqu'à aujourd'hui elle était ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé. On sait l'actuelle majorité très soucieuse d'éviter tout conflit d'intérêt.

On murmurait depuis longtemps déjà que le parrain était en garde à vue. Une mauvaise nouvelle en entraîne facilement une autre, la famille aurait dit-on perdu un ami de longue date. Mais laissons cela pour le moment et pour partager cette joie avec vous, nous sommes heureux de diffuser cet entretien que nous avons eu avec un autre grand ami de la famille, une exclusivité encore une fois qui vous est réservée.

La queue du bonheur

  
Notre stagiaire actuelle n'a pas le même plan média que le Président. Elle estime qu'il faut absolument épuiser le sujet dans les délais les plus brefs. Les politologues les plus sérieux estimaient jusqu'à il y a peu qu'une naissance, c'était au bas mot 5 points de plus dans les sondages pour le Président. Mme Irma promettait 10 points de plus. Bizarrement, ce matin, on en était revenu à des perspectives tout autres puisque la stratégie élyséenne concernant la petite mademoiselle est de ne pas en parler.

C'est du domaine de la vie privée. Oubliez que Nicolas Sarkozy a une vie privée, c'était avant sa représidentialisation (mot bizarre créé spécialement pour l'infortuné gagman qui a écrit les sketchs présidentiels pendant 4 ans). 

De toutes façons, le moment était mal choisi. Certes, nous sommes sorti de la séquence "primaires socialistes" mais de tellement peu que la petite du président semble directement sortie d'une rose (le CSA exigerait d'ailleurs qu'une socialiste accouche dans la semaine, selon Benoît Gallerey sur Twitter).

On a donc choisi une ligne de communication minimaliste à l'Elysée. Ne soyez pas deçu ! Ce n'est pas parce qu'on opte pour l'homéopathie qu'on cesse de vouloir être soigné : nous aurons nos couvertures dans la presse people et ailleurs mais pas tout de suite. Et par petits comprimés.

Le prénom, Arnica ou Vipera ? Valeriana ou Belladonna ? Ne dites pas que cela ne vous intéresse pas. Vous devez prendre votre traitement ré-gu-li-è-re-ment ! 

Nux vomica. Traduisez, la maman va bien. Il faut bien qu'elle sorte de la clinique. Discrètement.

Oscillococcinum. Papa, maman et mademoiselle réunis. Si aucune photo n'est disponible avant la présidentielle, le cd audio sera sans doute disponible dans la collection "Jacques Séguéla raconte". 


PS : Nous découvrons à l'instant sur le blog du Faucon cet instantané : "c'est chouette une naissance. C'est bien d'être papa. Que l'on soit simple plouc ou Président de la République. Et je leur souhaite à eux, à mes amis de Lirac, et à tous, pleins de bonheur." Je suis un peu pris par le temps,  je propose cependant Calendula, 7 ch. Trop de bonheur peut rendre malade : n'oubliez pas que nous sommes à l'homéopathie !

image : source
   


 

mercredi 19 octobre 2011

Sarkozy aurait accouché en urgence

 
Nous n'avons pas l'habitude de fouiller dans la vie privée des gens et pourtant l'actualité l'impose, nous interrompons les programmes de toutes nos chaînes, la diffusion de nos journaux électroniques s'arrête un instant, les personnels de toutes les catégories de notre entreprise interrompent leur travail... Mais les stagiaires bossent car vous devez être informés : nous avons appris en effet de source trouble que Sarkozy aurait accouché en urgence. "Il en est ressorti, sans un mot, une demi-heure plus tard."

De la clinique de la Muette. A moins qu'il ne soit venu prendre un cours de chant. Mêlez-vous de vos affaires à la fin ! Voilà qui devrait permettre aux médias de rééquilibrer le temps de parole sur quelques radios envahies par le PS


mardi 18 octobre 2011

Moody's à Paris

  
Le film était déjà sorti aux Etats-Unis il y a déjà un moment. On le connaît déjà par coeur à Reykjavik, Athènes, Madrid ou Lisbonne.

Certains pensaient qu'il nous faudrait encore attendre un ou deux ans.

D'autres annonçaient la nouvelle avec l'insoutenable légèreté du chroniqueur boursier.

A ce stade, ouvrons une parenthèse pour rendre hommage à un blogueur optimiste, notre collègue Corto qui comme vous le savez numérote soigneusement ses chroniques sous l'intitulé "folie passagère n°...", ce dont notre stagiaire raffole.

Corto conteste qu'un journaliste puisse suggérer l'existence d'un accord secret au plus haut niveau pour que les agences de notation n'abaissent pas la note de la France avant les élections de 2012. Je ne vais pas vous raconter tout le film, il y en a qui ne supportent pas. Corto juge l'intrigue immorale.  "L'heure est à tout mettre en œuvre pour préserver la confiance des investisseurs." C'était au mois d'août dernier. Cela dit, on a le sentiment qu'on a déjà entendu un tel dialogue dans un film muet tourné à l'époque de Platon, je ne vous demande pas où car vous êtes cinéphile. 

Nombreux sont ceux qui s'interrogent sur la véracité du scénario. Est-il possible qu'un gouvernement prenne langue avec une agence de notation.

"Casse-toi, pauvre financier !" s'écria le président. On imagine le sous-titre quoique le personnage bourrant de coups de poing le mur de l'argent, on n'y croît pas. On voit mieux Saint François Hollande dans ce rôle de martyr.

On ne sait pas encore si c'est "tout public". Dans ces histoires de fric, il y en a toujours qui finissent à poil. De pauvres exhibitionnistes se sont montrés agressifs hier : leur présence a été signalé non seulement dans les centre-villes mais aussi dans les médias

"Moody's à Paris", une sortie qui bénéficie donc d'un plan marketing particulièrement soigné.

image : sculpture de Ron Mueck + affiche du dernier Woody Allen



lundi 17 octobre 2011

Paris en guerre, 1871

Captain Haka a été très prompt a proposer une solution pour le Politiqui n°6. Il a identifié le lieu assez précisément et finalement aussi la date à laquelle a été prise la photographie puisqu'il a fait allusion à l'incendie qui a détruit le Palais des Tuileries en mai 1871. Les Fédérés y envoyèrent cinq fourgons de goudron liquide, de pétrole, d'alcool et d'essence de térébenthine pour en venir à bout. 

Dominique Darcy a deviné qu'il était d'un palais dénué d'un caractère religieux.

Monsieur Poireau a pensé à l'Italie, ce qui a beaucoup plu à notre stagiaire chargée de préparer le jeu, laquelle comptait bien sur des rapprochements aussi hasardeux.

J'en profite pour joindre à ce billet d'autres photographies que je ne pourrais pas utiliser pour le jeu. J'ai hésité à utiliser celle où trône cette belle cheminée. A moins d'être un spécialiste de la salle des Généraux (n'est-ce pas plutôt celle des Maréchaux ?) du palais des Tuileries, il y avait pas grand chose pour trouver l'inspiration hormis quelques traces d'incendie. C'est cependant la photo que j'aurais aimé vous proposer. Hélas, elle était déjà répertoriée par Google Image. En un clic, vous m'auriez répondu en ajoutant le nom du photographe...

J'avais envisagé une autre possibilité. La photographie n'était pas répertoriée mais j'ai eu pitié de ceux qui avaient planché la semaine dernière sur les uniformes de l'Empire austro-hongrois la semaine dernière. Un pompier était en effet visible avec son casque assez particulier. Le lieu - le bassin de la Villette - me semblait particulièrement difficile à identifier. C'est dommage car le Paris de 1871 et les destructions qui ont suivi la Commune sont assez difficiles à situer : on pourrait presque imaginer un tel paysage, après un bombardement aérien, en banlieue parisienne en 1944. La France de 1871 était déjà étonnamment moderne avec ces panneaux publicitaires dont certains sont encore visibles aujourd'hui. La qualité de la photographie est elle aussi troublante pour l'époque.


J'avais aussi envisagé la possibilité de la colonne Vendôme    mis à bas par les Communards, un événement assez connu. Mais la photo était référencée, encore une fois, par Google Image. C'est dommage car elle pouvait faire remonter à la mémoire une photo quasiment de guerre au coeur de Paris, un thème que quelques artistes ont cultivé ces derniers temps par le photomontage comme dans l'exposition "Peurs sur la ville" où l'on voit un char d'assaut détruit devant l'arc de triomphe ou la tour Montparnasse exploser comme s'il s'agissait d'une des tours du WTC à New York  (photos de cette expo signées par Patrick Chauvel et Michaël Wolf).

Tant d'efforts pour rappeler à nos contemporain les destructions que pourraient opérer un conflit au coeur de notre beau pays. Il suffit pourtant de feuilleter l'album "Regards d'un Parisien sur la Commune" (dont sont extraites les photos reproduites ici) pour avoir une idée de l'allure que pourrait prendre nos villes après un épisode guerrier. Ou le diaporama du site des Echos que nous vous conseillons.

Source : Regard d'un Parisien sur la Commune. Photographies inédites de la Bibliothèque historique de la ville de Paris. Jean Barronnet. Galimard Paris bibliothèques.

Photographie publiée dans le Politiqui n°6 : page 123. Hippolyte Blancard. "Tuileries, le vestibule, côté jardin". La perspective des Champs-Elysées vue du pavillon central des Tuileries, construit par Philibert Delorme au XVIe siècle.

Ci-dessus, en haut à gauche : page 124, Hippolyte Blancard, "Tuilerie, salle des Généraux"

Au milieu, à droite : page 114, Hippolyte Blancard, "Juin 1871. Le Bassin de la Villette"

En bas, à gauche : page 89, Hippolyte Blancard, "Après la chute, 16 mai 1871"

Politiqui (6)

  
Quel est ce monument ? Quand a été prise cette photographie ?

Le Politiqui n°6 ne vous obligera pas à plonger dans les galeries d'uniformes de l'Empire austro-hongrois... Vous pouvez cliquer sur la photographie pour l'observer dans une taille plus grande.

Les commentaires seront modérés jusqu'à demain et le nom des vainqueurs publié à moins qu'une tuile accable la rédaction.

dimanche 16 octobre 2011

I love François Hollande

 
Je me suis trompé, il y avait plus de monde au second tour de la primaire qu'au premier. Ce n'était pas gagné étant donné les nuances subtiles qui distinguaient les deux candidats. Si le candidat est élu et qu'il tient ses promesses, nous serons débarrassés du nucléaire dans une quarantaine d'années et une famille recomposée s'installera à l'Elysée, ce qui ne nous changera pas plus que ça. Ah, oui, j'oubliais, désormais toutes les familles politiques adopteront le principe des primaires, si l'on écoute François Hollande. C'est vrai qu'on avait cru un instant que c'était le candidat de toute la gauche que le PS cherchait à imposer. Je me souviendrais que Martine Aubry a reconnu que le non au référendum sur la Constitution européenne n'était pas si sot. Une dernière chose, I love François Hollande.



Ready made à base de papier recyclé 
obtenu issu des urnes de la votation citoyenne 
organisée par le parti socialiste à l'automne 2011.

mercredi 12 octobre 2011

Martine Aubry, mon général !

Je suis bon public. Si je retrouve mon ticket, j'irais dimanche la tête haute dans l'isoloir déposer mon bulletin de vote et ainsi amortir la folle dépense engagée la semaine dernière. Jusqu'à ce soir, je n'envisageais pas d'engager une telle démarche. Je le sais désormais, ce sera Martine Aubry. Laissez-moi vous expliquez pourquoi.

Lorsque j'ai allumé mon poste, la bataille de chiffres était déclenchée. Mon intention était de découvrir la tête de Pat' Co' (le petit nom que Pascale Clark a donné à Patrick Cohen, le journaliste qui anime la matinale d'Inter).  Et voilà que je me retrouve plongé en plein "Orage d'acier".

"Nous traversâmes sans difficulté un lacis de barbelés en morceaux et sautâmes dans la première tranchée, qui était à peine discernable. La vague d'assaut passa en dansant, comme une file de fantômes, à travers des vapeurs blanches, errantes, par-dessus des creux aplatis comme au rouleau. Il n'y avait plus un seul ennemi ici."*

Pas un seul ennemi sur le plateau mais je reconnais facilement Monsieur et Madame Clausewitz. "Quand la supériorité absolue n'est pas possible, vous devez rassembler vos ressources pour obtenir la supériorité relative au point décisif." Je me sens dans un état de faiblesse extrême, mon cerveau tout occupé à analyser la dimension auditive de l'événement tandis que mon oeil erre à la recherche du mauvais cheval. Bizarre, je ne lui voyais pas cette tête à Pat' Co' !

"- Ce n'est pas la voix du capitaine !" J'essaye de me protéger des milliards par-ci, des niches fiscales par-là mais c'est une tuerie monstrueuse. C'est tellement épuisant qu'on est obligé de faire monter au front de nouvelles recrues. Il y en a un qui arrive tout essoufflé ! Soldat Pat' Co', au rapport !

"Contre toute attente, une mitrailleuse se mit à cracher contre nous de la seconde ligne. Je bondis avec mes compagnons dans un trou d'obus. Une seconde après, un craquement terrible retentit, et je tombai la face contre terre. Pat' Co' m'attrapa par le col et me retourna sur le dos: «Vous êtes blessé, mtislav ?» On ne trouva rien. L'engagé avait un trou dans le haut du bras et affirmait en gémissant qu'une balle lui était entrée dans le dos. Nous lui arrachâmes son uniforme pour le panser. Un sillon régulièrement tracé indiquait qu'un shrapnell s'était abattu sur le bord de l'entonnoir à la hauteur de nos visages. C'était miracle que nous fussions encore en vie. François et Martine étaient encore plus forts que nous ne l'avions cru."

Arrêtez ce massacre, parlez moi du social. Pat' Co' a quitté lâchement le théâtre des hostilités. Françoise Fressoz engage une escouade de cavaliers sur la case démondialisation, un terrain qui a justement été reconnu par un officier d'ordonnance la nuit dernière, le courageux Helmut von Montebourg.

"Je sautai dans la première tranchée; m'élançant derrière la première traverse venue, je me heurtai à Monsieur François Clausewitz, à la vareuse déboutonnée, dont pendait sa cravate, par laquelle je l'empoignai pour le plaquer contre un parapet de sacs. Derrière moi, la tête chenue de Martine Clausiwtz apparut; elle me cria: «Abats ce chien!» "

Incontestablement, le ton de la voix de Martine apparaissait comme l'un de ces alliages nouveaux qu'on disait indestructibles et qu'allait produire en masse la machine industrielle renaissante. Elle emportait la décision largement. Nous étions à ses ordres. Martine Clausewitz avait désormais l'avantage.

* les citations sont largement empruntées à Ernst Jünger


photo : Eric von Stroheim et Denise Vernac dans "La Danse"

Beignets au chocolat

  
Pour ce Politiqui n°4, c'était bien la veste de François-Ferdinand d'Autriche, l'archiduc assassiné à Sarajevo en 1914. On ne peut pas dire qu'il a eu un rôle politique personnel très important si ce n'est qu'il se trouvait au milieu de la route au moment où 9 millions de personnes allaient tout bonnement passer l'arme à gauche. Le Captain Haka, féru en matière de galons, a trouvé la solution.


Il y avait effectivement une allusion à Rimbaud, ce qu'a bien compris Suzanne.  Penser à ce lointain contemporain n'aidait cependant pas à trouver sauf à passer de la "culotte au large trou" du poème à son titre, "Ma Bohème".  Et vous n'étiez pas encore à Vienne !

La vareuse militaire a donné des idées. Nicolas II (pour Dadavidov),  Mao (pour GdC);

MHPA a proposé Staline et a brillamment décrit la scène du crime : "après avoir vomi son beignet chocolaté !"

Je me demande si ce n'est pas par association d'idée que Lucia a pensé à François Ier (culotte à repriser + veste + politique...). Dorham est resté coi.


La photo utilisée pour le jeu est à mettre au crédit de l'Österreichische Nationalbibliothek ; elle est reproduite dans le catalogue de l'exposition "Vienne, 1880-1938 - L'Apocalypse joyeuse" organisée à Beaubourg dans les années 80.

La photo ci-contre, une carte postale, est visible sur différents sites sans que la source soit indiquée. C'est bien la même veste !

mardi 11 octobre 2011

Politiqui (5)

  
La veste, voilà bien un attribut indispensable dans une carrière d'amoureux, de modiste ou d'homme politique. Et bien, aujourd'hui, la question de notre Politiqui n°5 est très simple : à qui est ce paletot dans un état loin d'être idéal. 

Ajoutons qu'il appartenait à un(e) personnage politique que vous connaissez. 

N'hésitez pas à vous déboutonnez en proposant les réponses les plus farfelues : nous les mettrons de côté pour habiller pour l'hiver les présidents pris en otage. Et les présidentes.

Solution dès demain ; jusque-là, les commentaires seront modérés.

jeudi 6 octobre 2011

Classement Wikio octobre 2011 : par ici l'exclusivité

  
En exclusivité, nous vous annonçons la nouvelle : le classement n'est toujours pas sorti à l'heure où nous publions. La nouvelle a déjà fait le buzz sur Twitter mais aucun media sérieux ne l'ayant relayé, l'incrédulité commençait à prendre le pas sur la confiance. Fort heureusement, notre rédaction est là pour le confirmer : si vous n'avez pas vu le classement Wikio du mois d'octobre 2012, non, vous n'êtes pas aveugle. Sourd, peut-être. Nous vous rappelons que Steve Jobs est mort la nuit dernière et qu'il est très inconvenant de votre part de vous intéresser au nombril de votre blog au lieu de verser des larmes sur le Léonard de Vinci du temps présent. Aussi nous vous conseillons de vous gaver de pommes pourries pour expier votre faute.



image : d'après une photo d'Erwin Bendl (statue d'Alan Turing à Manchester) 
et un des logos d'Apple (celui dessiné par le designer Rob Janoff)

mercredi 5 octobre 2011

Faites un don pour aider les pauvres à voter aux primaires

Je me suis réveillé ce matin en me disant que je n’irai pas voter aux primaires. L’idée de dépenser un euro pour faire mon devoir de citoyen me semble parfaitement contradictoire. Devant mon attitude borné, Monsieur Poireau a décidé de lancer une collecte. Si d’aventure les sommes réunies excédaient la centaine de centimes, il va de soi que je retournerai voter aux primaires socialistes autant de fois que nécessaire jusqu’à épuisement des sommes collectées. En attendant, le pactole serait géré en bon père de famille des îles Caïmanes. Cela étant, reste à régler la question de la déclaration. Je trouve tout bonnement insultant d’avoir à signer une “déclaration d’adhésion aux valeurs de la gauche”. Je ne vois pas pourquoi le premier socialiste venu sous prétexte qu’il s’est mis en tête d’installer un bureau de vote dans l’école de mon quartier serait en droit d’exiger une telle déclaration. “De gauche, je le suis très mieux que toi et je te merde !” aurait dit Coluche. Donc, envoyez les sous, on ne sait jamais. 

Vous allez me dire que je n’y mets pas du mien car il y a un autre obstacle. Si jamais je vote blanc, qui sait si on ne va pas interpréter ça comme un désaveu. Nombreux vont être ceux qui vont penser que ces candidats du PS n’ont pas su offrir un visage suffisamment attrayant. Alors que pour des candidats du PS, ils sont très bien. Même Baylet, on est content pour lui. Il sort un peu, il s’aère et on le sait, ça permet de dissiper les odeurs de naphtaline. Je doute que le vote nul soit mieux compris. Il n’y aura que peu de bulletins pour Arnaud Montaubry, Segolène Royhall ou Manuel Bourvall. Ce sont pourtant eux qui plaisent au plus grand nombre. Dès lors, pour véritablement peser sur les choix du prochain Président de la République, j’irai voter gratos aux législatives. 

PS : J'ai mis quelques liens parce que après tout, ça nous permettra d'être nombreux à voter aux primaires très longtemps sans trop souffrir des petits tracas de l'existence (la vie est chère dans les îles). Parce qu'après tout, vous avez le droit de savoir quelle est la ligne politique défendue par la rédaction. N'hésitez pas à réagir en faisant un lien sur ce blog pour vilipender nos positions. Notre classement Miko est actuellement tout bonnement indigne : ce blog n'a aucune chance de vous dépasser au classement.

Arnaud Mouillard : HernCaptainhaka : Le grumeau, Christophe : Peuples, Custin d’Astrée : 365 motsCycee :bahbyccDominique Darcy : dominiquedarcy, Elmone : Je n’ai rien à dire et alors ? Eric Citoyen : Mon Mulhouse,Gaël : De tout et de rien, Jean-Claude : Slovar – Les nouvellesJean Renaud Roy @jr_royjeandelaxr : Le jour et la nuit, Jon : @blogiboulga, Juan : SarkoFranceJules Praxis : @jules_praxis,Melclalex : A Perdre la raisonMrsClooney : La femme de George (s) Mitslav : mtislav, Nicolas : Partageons mon avis, Nicolas : La rénovitude, Nicolas Cadène : Débat socialiste, Nicolas : Technoscopie.infoRenaud Chenu :parti pris, Richard Trois : Richardtrois, Rimbus : Rimbus le Blog, Romain Blachier : Lyonnitudes, Romain PigenelVariaeRonald : Intox2007, Seb Musset : Les jours et l’ennui de… Stef : Une autre vie,  Sylvie Stefani :Trublyonne, Valérie de Saint-Do : Microcassandre, Vogelsong : Piratages, Yann Savidan Carnet de notes de…, Zeyesnidzeno : La France a peur La lettre de Jaurès Ségorama Le blog de Désirs d'Avenir Paris 5 Le blog de PS PLATEAUX CAUX CAILLY Revue de presse Ce Que Je Pense ... Le blog de Jacques Tourtaux Le blog de meuse.ardennes Carnet de notes de Yann Savidan A perdre la raison Une Autre Vie Ruminances Je n'ai rien à dire ! et alors ?? La rénovitude Désirs d'Avenir Hérault Parti socialiste de la ville d'Anzin Lyonnitude(s) les échos de la gauchosphère Variae Au comptoir de la Comète Antenne-relais Le Blog de Gabale  Alter Oueb PS - Chambery Prison.over-blog.com Partageons mon avis LES JOURS ET L'ENNUI DE SEB MUSSET Les coulisses de Sarkofrance Arnaud Mouillard Bah ! De tout et de rien, surtout de rien d'ailleurs Le grumeau Chez Homer Section socialiste de l'île de Ré Entre Musique et Politique Karachi Gate P.S.Canton.de.Brétigny Intox2007.info Rimbus le blog Chez El Camino Partageons nos agapes Unhuman A toi l'honneur !, la suite... Mon avis t'intéresse Saint-Pierre-des-Corps, c'est où ça Sète'ici Mon Mulhouse Le blog de Louis Lepioufle NicoCerise Lait d'BEU Le jour et la nuit J'ai rarement tort ... description méthodique du vide http://desirsdavenir31100.over-blog.com la chronique du Roué La Bretagne en boutou coat et ...là où mes sabots me...


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