mardi 30 août 2011

Victoire de Batman en Libye

  
La semaine dernière, je m'étonnais en terrasse : "Encore un verrou stratégique qui saute en Libye. A force, ils vont ouvrir une quincaillerie". J'ai été très étonné quelques jours plus tard : Tripoli était aux mains des rebelles. J'hésite à taper le mot rebelles. Un ensemble de Libyens hostiles à Kadhafi. Vous préférez indignados libyens ? Des Libyens ayant pris les armes contre Kadhafi ? J'ai lu qu'il y en avait quelques uns en cagoule qui cachent bien leur jeu. De là à penser que quelques conseillers militaires ont réussi à transformer les insurgés de Benghazi en stratèges de la guerre du pick-up, je vous le dis, j'ai du mal à m'expliquer ce dénouement dont je me félicite. Dont je félicite Batman plutôt, ce qui évite d'avoir à rationaliser, à décider si la fin d'une mauvaise guerre coûteuse est préférable à une possible boucherie bon marché.

Vous voyez, j'ai écrit un billet. Batman peut tout. Le dessin est de Matt Bors.
   


mardi 2 août 2011

Un ange passe

  
En regardant les photos de vacances à Florence d'un ami, je découvre ces détournements de panneaux de signalisation. Ils sont étonnants. L'oeuvre de Clet Abraham. Très simples, comme le sont les bonnes idées. A tel point que certains auront peut-être une impression de déjà vu. A force de croiser des anges, c'est ce qui se passe. En Italie, certains de ses détournements ont provoqué la controverse. Ce qui me fait penser au "Sarde-au-Napalm" des blogs, lequel a opéré une résurrection de son ancien blog qui devait redevenir le nouveau. Devait car il a depuis donné une autre acception au miracle en affirmant vouloir aussi maintenir son blog sur Posterous, le bien nommé "L'éternel retour de Dorham". Tout cela ne serait que copinage ou plutôt dévotion si je n'en profitais pas pour aborder le sujet qui interpellera au niveau du vécu une  communauté plus large de croyants.

Le nouveau look de l'aut' cul béni là ! (c'est lui même qui se désigne ainsi) est très réussi. Un John Turturro (dans le Barton Fink des frères Cohen selon moi) orne la devanture. Des tons sépias propres à suggérer les vieux albums photos ou les sacristies fleurant bon l'encens. La boutique est refaite, elle a pourtant l'air d'avoir toujours été là. C'est une réussite qui vous donne envie vous-même de faire la poussière et vous lancer dans la déco. Reste que pour cela, il faut savoir qui vous êtes. Dorham s'est trouvé. Et je ne fais pas simplement allusion à de misérables artifices décoratifs. Aucun panneau de signalisation même détourné ne lui fera perdre le sens. Je ne crois pas que ce soit mon cas, aussi vais-je me contenter de la vieille enseigne de mon blog. Sans compter que mon ordinateur devrait partir bientôt en réparation. La dizaine de stries verticales commence à sérieusement remettre en question la lisibilité de l'écran.



lundi 1 août 2011

D'ici, on peut voir l'amer

Sans aller jusqu'à citer de mémoire Pierre de Marbeuf, ma mémoire étant bien piètre, à vous que je connais à peine, que je vois apparaître à la seconde à peine, vous qui chantonniez des épisodes du chemin, Brassens, Ferré, lacets défaits, mine lasse, quelle allure ! Allons-nous supporter Trenet tout l'été ? On croirait voir la mer au loin mais il faudrait aller plus haut, que le ciel soit plus clair. Retourner en arrière, un siècle et demi au temps de Russell non pour feuilleter "Histoire d'un coeur" mais pour voir à travers l'air pré-industriel. De toutes façons, on se sera hissé là-haut, dans le cirque où très seuls sont les visiteurs. La montagne resserrée en forme de cirque. La Frondella





























photo (fmplf) : le dos à la Frondella

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