Surprenant le fait que nulle part on n'ait cherché à relever deux chiffres :
- 9 mars 2008, Zapatero remporte les législatives (169 députés pour le PSOE, 43 % des voix) avec une participation de 73,85 % ;
- 21 novembre 2011, Mariano Rajoy remporte les législatives (286 députés, 44 % des voix), la participation étant à 71,69 %.
Puisque l'abstention n'a pas varié dans des proportions marquantes, risquons deux hypothèses :
- les indignés (ou ceux qui sont sensibles à leurs idées) sont allés voter pour le PP auquel cas on peut espérer qu'ils songeront rapidement à parfaire leur culture politique en y incluant quelques références historiques comprenant le bilan des gouvernements libéraux en Europe dans les 50 dernières années ;
- les indignés (ou ceux qui sont sensibles à leurs idées) n'ont guère d'influence sur le débat politique espagnol.
Je penche plutôt pour la seconde hypothèse. Il est plus facile de trouver des mécontents que des indignés. Malheureusement, c'est sans doute cette leçon que nos élites retiendront.
image : collectif Equipo Crónica


Pas le temps de commenter mais bon billet. Je cherchais aussi l'information sur le nombre de voix et les pourcentages (mais j'ai eu une journée de fou). Les scores ne sont pas logiques donc les explications que j'ai pu entendre à la radio sont nulles.
RépondreSupprimerJe penche aussi pour le scénario 2.
Billet aussi bref que pertinent.
RépondreSupprimer[Mais nous sommes en novembre 2011 (pas 2008 - Zapatero a passé tout de même plus de 6 mois au pouvoir)]
Aux Etats-Unis, à Wall-Street, ils disent qu'ils sont 99% pourtant !
RépondreSupprimer:-)
[Comme ça ne représente pas un quart de la société civile et citoyenne, je suppose que oui, ce n'est pas représentatif dans ce vote. Ni influent ! :-)].
Il faut imaginer que les abstentionnistes ne sont pas les mêmes entre les 2 scrutins.
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RépondreSupprimerDe là à confondre Dedalus et Disparitus....
RépondreSupprimerBon, je recommence.
RépondreSupprimerNicolas, merci, je suis content de l'image choisie.
Disp, désolé, j'en perds mon latin.
Monsieur Poireau, il y a peut-être des indignés sans opinion...
Anonyme, oui, les abstentionnistes, c'est comme les indignés, ils se relayent pour occuper la place.
un homme de droite (français) disait, il y a peu, qu'il craignait plus les résignés (qu'on n'entendait pas) que les indignés (qu'on entendait trop). Au bout du compte, lors des élections, les résignés peuvent tout faire basculer.
RépondreSupprimerDu coup, t'as pas répondu à Dedalus. C'est le bordel.
RépondreSupprimerDisparitus, comme son nom l'indique !
RépondreSupprimer:-)
Ne retournez pas le couteau dans l'applet.
RépondreSupprimerLucia, c'est assez juste. En même temps, à droite, on aime bien se faire peur avec une révolution après-demain plutôt que d'accepter un peu de désordre cet après-midi.
Alors on reprend. Moi c'est dedalus. Toi, tu n'as pas corrigé la date dans ton billet. Et disparitus, lui, il a disparu. Je jure que je n'y suis pour rien.
RépondreSupprimerMerci à Olivier Bonnet et Dedalus pour la pub. J'ai juste compris hier un petit peu comment étaient faits ces journaux à partir de Twitter (c'est bien cela ?). La date est corrigée, je n'avais pas compris. Et encore désolé Dedalus pour la confusion.
RépondreSupprimerTiens, ici http://blogduconseiller.over-blog.com/article-a-tous-ceux-qui-gonflent-leur-voile-au-vent-de-l-opinion-89567239.html en fin d'artilce il fait une analyse du scrutin en Espagne. C'est intéressant en réponse à ton article ! :-)
RépondreSupprimer[Et par ailleurs j'aime beaucoup les analyses de ce blog ! :-)].
Merci Monsieur Poireau ; l'auteur du blog du conseiller écrit : "Enfin, et surtout, ennuyés par l’absence d’alternative dans l’organisation de nos sociétés, par l’urgence de la situation financière rencontrée par l’Etat espagnol et par une désillusion politique née du mouvement des Indignés, 3 Espagnols sur 10 se sont abstenus. C’est un événement inédit depuis la transition post-franquiste.
RépondreSupprimerC’est, selon moi, le fait majeur de ce scrutin : l’expression politique est en train de trouver, en Europe, des voies alternatives qui ne passent pas par la représentation partisane classique."
L'abstention n'est pas si "inédite" ; à 3 points près, c'est la même qu'au scrutin précédent. Et la voie alternative que je voie se dessiner en Europe, c'est souvent le renforcement de l'extrême-droite... Il faudrait cependant se livrer à des examens plus poussés.