dimanche 21 novembre 2010

Grand Nulle Part


  


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Résistons. Est-ce que vous lisez un blog "divers" comme l'a catalogué Miko ? Chaque jour un peu plus d'hiver en tout cas. La ville était aujourd'hui nettement plus poétique et hospitalière que les contreforts pyrénéens.

photos : collection privée du ministère
  

jeudi 18 novembre 2010

Le français, mon gars !


Observez cette jolie petite joubarbe que illustrait notre dernier billet. Jovibarba. Encore nommée Sempervivum, toujours vivre littéralement. Dénomination paradoxale pour une plante monocarpique : elle fleurit une fois puis elle meurt. Un petit peu comme notre imparfait du subjonctif... 



Vous me direz “la barbe !” Jovibarba, la barbe de Jupiter. Nomenclature fort ancienne puisqu’on en trouve trace dans le capitulaire de Villis, un acte législatif de l’époque carolingienne. Vous vous souvenez de Carolus Magnus, l’empereur à la barbe fleurie, ses missi dominici... On nous charmait autrefois à l’école primaire avec ces merveilles. Les missi contrôlaient l’application de la charte. Charlemagne souhaitait garder un oeil sur les cultures des jardins royaux, d’où la présence de listes de plantes parmi les nombreux articles du capitulaire. On déplorait déjà la très mauvais gestion des domaines de Francie ! Il fallait harmoniser tout cela. Toute une équipe de “scientifiques” a participé a la rédaction de l’acte. Dont Alcuin (735-804), un maître à penser de la petite renaissance qui démarre à l’époque. Ces barbares se mettent au latin classique. Mais les bonnes gens n'en ont aucune idée et ne comprennent pas davantage le latin de cuisine des moinillons. Plutôt de recopier encore une fois une bible en latin, on se met à retranscrire ce langage un peu rustique, un peu germanique : le français mon gars ! On ne peut qu’éprouver de la nostalgie pour cette époque où l’on matait le Saxon païen et où l’Europe commençait à ressembler à autre chose qu’un ridicule diocèse de Thrace. Les souverains n'étaient pas dénués d'ambition.
« Nous, Charles Premier, voulons que nos grands domaines, que nous avons constitués pour subvenir à nos besoins, soient intégralement à notre service et non à celui d'autres hommes. »

« Que notre domesticité soit bien traitée et ne soit conduite à la pauvreté par personne... »

Pour ce qui est de notre petit jeu d’hier, Lucia Mel a gagné. Il y avait effectivement quatre subjonctifs tout à fait déplacés dans le texte (voir son commentaire). Il suffit de mettre la subordonnée au pluriel pour pouvoir identifier à l’oreille s’il y a lieu de choisir un subjonctif ou un passé simple. “Le président était si performant qu’ils le félicitèrent” fonctionne, il s’agit bien d’un passé simple, il faut choisir “félicita” et non non “félicitât”. C’est très bien expliqué sur cette vidéo dont je me suis servi pour fabriquer mon billet d’hier...


photo : Charlemagne, jardin de la cathédrale, Aix-la-Chapelle

mercredi 17 novembre 2010

Subjugué par un parfum de violettes

  
Hier soir, le Président nous a subjugué avec son "J'aurais d'ailleurs préféré qu'il restât." Ami lecteur, nous te proposons un petit jeu. Dans le texte qui suit, tu noteras la présence de quelques imparfaits du subjonctifs. Combien sont fautifs ?
Le Président était si performant qu’on le félicitât. Quelques heures plus tôt, nombreux étaient ceux qui doutaient qu’on le remerciât. Nous étions satisfaits qu'en toute humilité un président revînt parmi nous. Quelques semaines auparavant, battant le pavé, beaucoup voulaient absolument qu’il partît. Et hier soir, il entra, Claire Chazal se décidât à parler. Nous ne rêvions pas. Pour tout un tas de petites tâches, il acceptait désormais que le Premier ministre le remplaçât. Quelques questions l’agacèrent. David Pujadas lui rappelait un petit larcin qu’il déplorât. On craignait qu’il eût une crise. Je ramenai la pommade qu’on appliquât aussitôt. Le public souhaitait qu’on l’encensât.

Pour finir, rappelons les propos du général Guderian : "L'utilisation de l'imparfait du subjonctif par des personnes  dépourvues de talent dans l'écriture me fait toujours penser à la vaporisation de parfum à la violette dans les toilettes."

photo : collection ministérielle (tout ça est à moi désormais).

Quant à la démission que nous évoquions dans nos éditions des jours précédents, ce n'est qu'une rumeur fondée sur une traduction approximative. Le ministre avait fait état de sa résignation et non pas de sa démission. 
    

mardi 16 novembre 2010

Ce soir, j'annoncerai ma démission

  
Mais non pas lui. Moi.

Ce soir. Ou demain. Dans six mois au plus tard.

photo :  on pense que   Roger l'a volée

lundi 15 novembre 2010

Urgent, recherche chef de cabinet H/F






Le patron a décroché un ministère hier. Il lui faut un chef de cabinet.

Profil du poste :

Le candidat sera capable de rédiger la lettre de démission du ministre, disposera des compétences nécessaires pour expliquer que le ministre a hâte de retrouver toute sa liberté de parole, élaborera et mettra en oeuvre les dispositifs de communication et la réalisation de supports pour la finalité mentionnée aux point 1 et 2, suivra et exécutera le budget de sa poche...

Tant que j'y pense, Jeannette, vous me mettrez quelque chose sur la promotion de la diversité, un truc du genre "pratique quotidienne qui s'impose à nous comme une évidence d'éthique". Je vous fais confiance. Ecoutez, vous ferez aussi taire les journalistes, faute de quoi ils écriront que nous recherchons un nègre.

photo : collection privée du ministère  

samedi 6 novembre 2010

8000 Zunis à Pau

   
Belle danse dans les rues de la capitale béarnaise suivant un parcours original. Peu de pluie. Comme quoi, on obtient pas toujours ce qu'on voudrait !






























photo : Edward Sheriff Curtis 

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