samedi 29 mai 2010

Le business model de Miko

Peuples considère que les petits blogueurs sont exploités par Miko. L'Hérétique va acheter des actions Miko parce que la firme commence à gagner de l'argent. Ce qui constitue un acte d'une grand générosité, tout le monde sait que ce n'est que lorsque Mlle Agnès sera licenciée que la valorisation du titre sera effective. Nicolas défend la boutique, refait les comptes, s'énerve. C'est dur pour les bénévoles, les humanitaires de la blogosphère de se rendre compte que les sourds ont cessé de vous écouter. 

Pour rassurer les petits épargnants, les blogueurs déboussolés, la rédaction est heureuse de vous présenter un court métrage qui explique de manière assez pédagogique le véritable business model de Miko. 

On reconnaîtra Didier Goux jeune, Olympe, avant la prise de conscience qui lui a fait adopter un jeu inspiré de Stanislavski ; la patte de Suzanne est tout à fait visible dans le scénario dont la première mouture était de Céleste. Un travail considérable. Sur le tournage, la cuisine était préparée par un couple homo très sympa, Harald et Pat, que nous saluons. Ca tombe bien, ils viennent de faire le comingouate.  


vendredi 28 mai 2010

Ne vous creusez plus la tête avec la lherzolite : sauvez Mouncaüt !

  

La lherzolite est née 80 km sous terre, dans la couche molle du manteau qui supporte les continents. C’était il y a 2 milliards d’années. Collées à la frontière de la plaque européenne, son voyage  commence. Il y a 100 millions d’années, la péninsule ibérique amorce un demi-tour qui ne laisse pas de marbre la plaque européenne. La lherzolite  quitte alors le manteau. Travaillée comme au ciseau à bois, quelques morceaux se retrouvent à moins de 30 km. Erodée et rabotée par les glaciers au quaternaire, voilà votre roche qui affleure, de couleur noire verdâtre. 

Elle intéresse les bétonneurs. En enrobé, elle est réputée très solide. Idéale pour les futures constructions d’autoroute et de LGV. La société Daniel a déposé un projet pour exploiter le site du Mouncaüt, au-dessus du hameau de Pé-de-Hourat. Le Mont Chaud au Pied du Trou. La petite route existante est interdite au plus de 10 tonnes, la zone classée Natura 2000. La pisciculture était sur le point d’être relancée. On imagine comment les sources et les rivières nombreuses seront massacrées, les loutres et les euproctes avec.
Les gens ont réagi. On voyait des panneaux “Sauvez Montcaüt” dans de nombreux champs, entrées de ferme et maisons du village. Un pique-nique  de protestation était organisé dimanche dernier. La presse a bien fait son travail  . Je le sais, vous seriez malheureux de ne pas pouvoir l’indispensable pétition.

photo : fmplf
   

jeudi 27 mai 2010

Huit mille cinq cent

 
Une foule innombrable arpentait les rues de la capitale béarnaise aujourd'hui selon les manifestants, un peu moins selon la police. Y compris ce monsieur d'un âge certain qui brandissait à lui tout seul un bon nombre de bannières. Renseignement pris, son drapeau rouge datait de la Deuxième Guerre mondiale. Certaines tendances sont indémodables.

photos : fmplf
  

mardi 25 mai 2010

Pourquoi ne pas plafonner les retraites ?

  

Le soleil a beaucoup cogné cette fin de semaine. Le week-end prolongé était propice à la réflexion sur la retraite. "Pourquoi ne pas plafonner leur montant ?" ai-je pu entendre dans une manifestation (qui n'avait rien à voir avec ce sujet). Hélas, on ne s'est guère énervé pour trouver des idées neuves et justes pour régler notre problème. Gaël lui s'est énervé. Il a trouvé l'argent . Ca tombe bien, j'ai gardé l'adresse des parasols.

photo : légèrement surexposée mais de nature à montrer l'intérêt du plafonnement. 

Une retraite à retenir, en vallée d'Ossau ; l'auberge-gîte du Chemin des Perchades à Bilhères-en-Ossau propose un goûter pour 3 € incluant une boisson et une part de gâteau maison.
  

vendredi 21 mai 2010

Le lait et le chien

   

C’était en allant chercher le lait. Dès le portail franchi, il fallait traverser la cour sombre avec les deux chiens qui aboyaient. L’un d’eux était particulièrement vicieux. Il avait une technique propre consistant à poser ses pattes sur votre dos pour vous faire basculer. C’était facile avec un enfant. Il a réussi à fiche en l’air la grand-mère. C’était un chien plus lourd et plus grand que le labrit.  Parlons un peu de ce labrit ou plutôt "berger des Pyrénées à poil long", un chien très répandu dans le coin, souvent choisi comme animal de compagnie. Un ami en avait dressé un nommé Titus. Il posait un biscuit sur sa truffe et commençait à raconter une histoire devant le chien. Une histoire de chasseur qui finit par faire feu. Lorsqu’il prononçait l’onomatopée “pan !”, Titus projetait le biscuit en l’air pour le rattraper d’un coup de mâchoire sonnant. On entendait comme l’écho de la détonation. 
Les labrits ont ce côté sympathique ; le nom lui même a quelque chose de réconfortant. J’ai longtemps pensé qu’il s’écrivait “labri”, pensant inconsciemment un abri. Beaucoup de labrits sont un peu tarés. Cela provient du fait que ce sont des chiens de bergers et que la vie bourgeoise ou bohème leur convient rarement. Et pourtant, ils ont une allure tellement baba-cool avec cette frange qui leur retombe sur le nez, leur langue qui pend de manière permanente telle la voluptueuse langue rouge des Rolling Stones. On devrait se douter qu’ils peuvent se comporter comme de vrais bads boys.
Une autre connaissance, infirmier de profession, en avait un qu’il avait nommé “Che”. L’animal était dûment vacciné, possédait un passeport au nom d’Ernesto Guevara dit le “Che”. Le chien suivait son maître dans ses tournées dans les campagnes du Barétous. Ce qui posait de nombreux problèmes. Pendant que son maître était occupé à dispenser des soins, le Che filait dans les pré aux alentours rassembler le bétail. Les propriétaires des bêtes n’étaient pas forcément ravies de retrouver le troupeau regroupé sur 10 m2 dans un coin du champ. Même lors de promenades rassemblant famille et amis, le labrit vous tourne autour jusqu’à ce que chacun se regroupe. La morsure du mollet par derrière est une de ses armes favorites. C’est un chien très joueur vous expliquera son maître.
Il y a très longtemps que je ne vais plus rechercher le lait à la ferme. Mais j’y ai pensé l’autre jour en passant devant une des dernières fermes complètement engloutie par l’agglomération paloise. On a traversé la cour un peu par hasard, venant du côté de la prairie. Pas de chien. Franchissant la portail d’entrée, un panneau indiquait les horaires de vente du lait aux particuliers. Il y a sûrement autant de cochonneries dans ce lait que quand j’étais enfant. Mais c’était le chien qui me faisait peur.

(Texte proposé en réponse à un tag de Gaël, "Avez-vous des chiens ou chats ? Si oui combien et éventuellement quelle est leur race ?" ; à mon tour je transmets l’idée à Captainhaka, "Soyons suave " (un blog qui a du chien), Audine (dans le même cas) et Disparitus (qui sait mordre). 
image : source 
  

mercredi 19 mai 2010

Fresque et frasques



Rimbus évoquait il y a quelques jours le “Mur des Expulsés” de Billère. Cette fresque commandée par la mairie, inaugurée le 5 septembre 2009, rend hommage aux étrangers expulsés de France. Le préfet a formé un recours devant le tribunal administratif dans le but d’effacer cette fresque au motif qu’elle ne respectait pas la neutralité du service public, que le conseil municipal n’a pas été consulté. Le 3 octobre 2009, saisi en référé, le juge avait rejeté le pourvoi du préfet mais le 12 janvier 2010, sur le fond, le tribunal administratif de Pau a ordonné que la fresque soit effacée. 

Il y  a quelques jours un petit groupe d’individus avait recouvert la fresque de peinture blanche, laissant l’inscription “C’EST FAIT M. Le PREFET”.   Ils ont longuement hésité : fallait-il une majuscule à Monsieur le Préfet ? Puis, ils sont passés à l’acte. Avec de la peinture à l’eau, ce qui montre à quel point l’art est contagieux mais la maîtrise de la technique difficile à acquérir. Nous ne ferons pas de publicité à ces artistes en herbe, un moment tentés par la chanson , sans trop de succès il est vrai.
Le maire a fait nettoyer la fresque. 
Encore une affaire assourdissante. 

La fresque est pourtant très discrète. Jugez-en. 






A une centaine de mètres, il faut un oeil particulièrement perçant pour la situer. D’autres murs à proximité sont aussi ornés. Malheureusement, sans être signés Diego Rivera.
 Le “mur des expulsés” est plutôt réussi mais rien qui fasse tomber à la renverse un amateur
Reste le geste militant qu’on ne peut que saluer. Quant à la neutralité du service public, il ne me semble pas que l’entreprise la remette en cause d’une manière quelconque. Pas davantage en tout cas qu’en accolant “identité nationale” et “intégration” dans la dénomination d’un ministère. Et l’on n’en finirait pas de dresser la liste des partis pris idéologiques et esthétiques abominables qui se dressent fièrement aux quatre coins du pays sans qu’aucun préfet ne sente froissé. 
J’en veux pour preuve le panneau électronique récemment installé sur cette même place de Billère. A moins que ce ne soit une installation particulièrement audacieuse en hommage à la toute puissance de la finance. 









lundi 17 mai 2010

Cherchez le Garzón


Le juge Garzón connaît des difficultés. L'éternel combat entre le droit et la justice. Ici, c'est la justice qui sort pour l'instant perdante de la suspension du juge. Si vous êtes universitaire, vous pouvez signez une pétition d'universitaires  soutenant le juge. Dans le cas inverse, il vous reste une pétition ordinaire  de soutien au juge. 
Une amnistie est passée mais la phalange franquiste survit, divisée en trois segments osseux. Les passages en italique se réfèrent directement aux propos phalangistes.
La Falange Auténtica (I) n'aime pas le juge mais ils ne soutiennent aucune action lancée par les autres phalanges (eux seuls sont authentiques). Du coup, selon eux, primo, a raison celui qui a raison !  Deusio, il y a longtemps que le juge aurait dû être mis sur la touche, avant même qu'il ne se soit attaqué à Pinochet, s'arrogeant des droits qui sont ceux du tribunal pénal international. Tertio, parce que le juger est une opération d'assainissement politiquement de la magistrature. Par ailleurs, sur la question de la guerre civile, ils reprochent à Garzón de confondre tueries et génocide, histoire et mémoire, tournant ainsi la loi d'amnistie de 1975. Pour citer un de leurs admirateurs, tout le monde sait que la Falange Auténtica est un parti démocrate et progressiste et n'a rien à voir avec les autres groupuscules qui emploient l'étiquette "falange" comme excuse pour leur crispation et leur nostalgie franquiste.
Après, nous avons la Falange Española de las J.O.N.S. (II) qui eux pensent que la suspension du juge va régénérer la Justice espagnole. Ce sont qui ont lancé une action en justice tentant d'assimiler le juge à un corrompu. Il saute pourtant aux yeux Garzón a une trop haute opinion de lui-même pour se laisser corrompre. En droit espagnol, la prévarication est réalisée lorsqu'un juge prend une décision contraire à l'ordre juridique en vigueur. A côté de l'ouverture d'enquête sur les crimes du franquisme, deux autres procédures pour prévarication ont aussi été ouvertes contre le juge Garzón. L'une concerne des écoutes en prison de conversations entre inculpés et avocats, considérées illégales sauf dans les affaires de terrorisme.  L'autre correspond davantage à l'idée que nous nous faisons de la prévarication puisqu'il est reproché au juge d'avoir été financé par la Banco Santander pour un cycle de conférences à New York alors qu'il avait auparavant ordonné le non-lieu dans une affaire où était impliqué la dite banque. Ne doutons pas qu'en usant du même terme de prévarication dans ces trois affaires, ceux qui l'attaquent ont déjà réussi à le calomnier. La FE JONS a claironné s'être retiré de l'action publique contre Garzón manière de dire qu'eux n'engrangeraient aucun profit à la suite de cette action en justice...
Dans sa plainte, le FE JONS retient l'idée que la qualification de crime contre l'humanité ne peut recevoir une application rétroactive, antérieure donc à loi d'amnistie de 1977 (1) et que le juge n'était pas compétent pour lancer des recherches sur les disparus de la guerre civile (2). Il ne lui pardonnent pas d'avoir fait savoir aux médias à une heure de grande écoute qu'il avait réclamé le certificat de décès de Franco et d'autres personnalités du franquisme en leur attribuant un génocide... Lui est aussi reproché sa vision des vainqueurs de la guerre civile espagnole, le fait de faire allusion aux "côté des gagnants", d'imposer une thèse personnelle idéologique de l'histoire récente de l'Espagne. (3) La FE JONS résume la pensée de Garzón, ajoute les guillemets pour lui faire dire que selon lui a existé un plan systématique et préconçu d'élimination des opposants politiques à partir de l'arrivée au pouvoir de la junte en juillet 36. Lui est reproché d'avoir utilisé une entretien accordé par Franco au journaliste Jay Allen du Chicago Daily News dans une traduction douteuse. Garzón a en plus l'outrecuidance de comparer les déclaration du Caudillo à celles d'un général allemand de la Seconde guerre mondiale, aide de camp du maréchal Keitel. L'intention du juge étant d'établir un parallèle orthopédique et artificiel (je cite) avec les condamnés du tribunal de Nuremberg.
L'excentricité du juge se manifeste encore davantage lorsqu'il divise en deux les disparus : les victimes du camp des vainqueurs d'un côté et de l'autre, celles du camp des vaincus. Ce qui est de nature à perturber le sens commun et la décence de n'importe quelle personne instruite et bien intentionnée. La FE JONS demande comment il envisageable de distinguer entre les victimes.  Comment Garzón peut-il considérer les membres de la Junte Militaire Suprême et les ministres des premiers gouvernements Franco comme responsables.
Le manque de rigueur du juge Garzón éclate lorsqu'il fait allusion à la "Falange Española” sans que l'on sache s'il se réfère à la FE JONS ou à la Falange Española Tradicionalista. On n'en a pas encore parlé. Désolé. La FET a été créé par un décret fameux dans ces milieux carlistes et fascistes dit décret d'unification datant de 1937. 
Le point 4 est assez obscur. C'est du droit. Ou plutôt du tordu. Je passe. Est reproché à l'accusé d'avoir manoeuvré pour gagner du temps. Il a voulu s'accaparer toutes les exhumations pratiquées notamment celles concernant Federico García Lorca.
Point 5. La FE JONS revient sur cette détestable manie de l'accusé qui illustre avec des détails les raisons de la non-admission de l'Espagne à l'ONU, les circonstances du séjour des prisonniers espagnols dans le camp de concentration de Mathausen, les expérimentations psychiatriques sur les "marxistes féminines délinquantes", le tout s'appuyant sur des oeuvres de vulgarisation. Sans consulter les sources directes et incontestables.
Le point 6 est anecdotique. Il permet de au chef national de la FE JONS de rappeler qu'avant lui, José Antonio Primo de Rivera et Manuel Hedilla ont été dirigeants du mouvement...
Le point 7 revient sur l'idée que Garzon a utilisé de manière abusive l'idée de génocide, lequel ne serait pas caractérisé à la date du massacre de Paracuellos del Jarama, en novembre-décembre 1936.
Le point 8 qualifie l'instruction lancée par Garzón sur les disparus d'absurde et chimérique, partant d'une requête délibérément vague, incluant tous les disparus de l'Espagne depuis le 17 juillet 1936 jusqu'à on ne sait quand
FE La Falange (III). Eux ont eu du mal. Ils se considèrent comme les héritiers des idées national syndicalistes que défendaient dans les années 30 les fondateurs de la FE JONS. Mais suite à des problèmes juridiques avec la FE JONS, ils ont fait enregistrer leur nouveaux nom et sigle auprès du ministère de l'intérieur en 1999.   
Ce sont vraiment des procéduriers à la FE JONS. Pas le genre à mélanger l'histoire et le droit.
A lire sur le sujet, mais uniquement après avoir signé votre pétition ! La reprise d'un billet de Libération  et une réaction  à la suite de la diffusion de "Et pourtant elle tourne"du 13 mai dernier, deux sujet consacrés au juge Garzón.
image : source  

lundi 10 mai 2010

Méfiez-vous du trombone !


Le trombone a attiré mon attention. Fiché sur la couverture, on ne pouvait pas le manquer.   Un trombone modeste qui signifiait mon haut degré de compromission. Il avait dû accompagner une note rédigée par l’attachée de presse et me rappelait que j’étais en train d’effectuer une lecture de commande. On me l’offrait en échange d’un compte rendu. Le trombone retenait un petit rien, un petit bout de conscience, de liberté.
Quand le colis est arrivé, j’étais heureux et fier du cadeau. Pour une fois que mon blog servait à quelque chose. On m’offrait un livre ! Il se trouve que je n’avais jamais lu Harlan Coben. Dans le supplément littéraire du Monde, j’avais parcouru il y a quelques semaines une interview du personnage qui apparaissait éminemment sympathique. L’attachée de presse m’indiquait que “Sans laisser d’adresse” avait d’ores et déjà été vendu à 200 000 exemplaires. Tout le monde avait bien fait son travail. Qu’est-ce que j’avais à voir dans cette affaire ?
Après une promenade à la campagne avec des amis, je demandais s’ils avaient déjà lu du Harlan Coben et ce qu’ils en pensaient. Je redoutais déjà d’avoir à me forger ma propre opinion. Fort heureusement, la lecture a été rapide. On ne peine pas à trouver ce que l’on en doit en penser. C’est d’une telle vacuité que l’on ne va au bout qu’à condition de ne pas avoir la conscience claire.
Vous pouvez utiliser le trombone désormais inutile pour vous rappeler d'aller voir "Dans ses yeux" ("El Secreto de sus Ojos"). J'ai appris en sortant de la salle que le film avait eu l'oscar du meilleur film étranger.  J'espère que cela ne va pas nuire à la carrière du film. Il paraît que le réalisateur a tourné pas mal d'épisode de Dr House. Je m'en fiche pour tout vous dire. Je retiens quand même son nom : Juan José Campanella. Bien davantage celui de Ricardo Darin dont le charme est éclatant quand il observe avec amour Soledad Villamil. Comme on ne m'a pas offert la place, je suis désolé, je n'en ferai pas la critique. 
  
photo : trombone envy 
   

vendredi 7 mai 2010

Tout sur Henri IV, logiquement

On célèbre la mort d'Henri IV. Certains ont pris un peu d'avance. Ils ont commencé il y a 400 ans ! Les Médicis, soucieux de célébrer la légitimité de la Régente et de sa descendance, organisent une fastueuse célébration à San Lorenzo le 15 septembre 1610. Une cérémonie d'obsèques sans la dépouille, laquelle se trouve à Saint-Denis depuis le 1er juillet.

A Florence, on apprend l'attentat de la rue de la Ferronnerie en à peine moins de dix jours. Cosme II de Médicis commande aux artistes les plus en vue de la cité une série d'oeuvres reconstituant le parcours du roi Henri. De grands noms pour signer ces grisailles qui ornent la nef de la basilique avant de finir dans les caves florentines. On en perd quelques unes au passage, il en reste 19 sur 26 qui sont offertes au public jusqu'au 30 juin à Pau. 

Les hebdo se disputent à coup de numéros spéciaux. A Paris, il n'y a pas grand chose d'organisé au point que certains évoquent un "ratage" et regrettent que l'expo ne fasse pas un détour entre Pau et son retour en Toscane. Ces Parisiens alors ! Ils sont gavés, pour une fois que quelque chose a lieu ici, cela leur semble insupportable...

Et bien faisons-les enrager. Le Méliès, notre merveilleux cinéma d'art et d'essai a diffusé une perle : "Vive Henri IV, vive l'amour !" Un régal. Henri avec un accent rocailleux dont les récentes production télévisuelles nous ont totalement éloigné.  Francis Claude qui joue le rôle titre était un amoureux de la chanson : préfacier du premier album de Jean Ferrat, donnant sa chance à Brel ou Gainsbourg. Comme acteur, on l'a vu pour ce qui concerne ses films les plus récents dans La Banquière jouant le président du tribunal, un petit rôle et dans d'autres films de Francis Girod. Je ne me souviens pas s'il avé l'assent.




J'aime bien Julien Boisselier qui jouait Henri IV sur France 3. Henri IV parle allemand. Sully est pas mal dit-on. J'aimerais bien voir l'épisode précédent. Henri III, sur France 4. Logish !



image : Henri IV en Hercule, terrassant l'hydre de Lerne ; une toile qui ne fait pas partie de l'expo mais qui est particulièrement saisissante... Et pour ceux qui voudraient en savoir plus, ne pas oublier l'ouvrage d'Henri IV sur François Bayrou. Dans lequel il parle très peu de lui.
   

mercredi 5 mai 2010

116ème place

  
Heureusement, ce n'est pas important ces classements.

































   

mardi 4 mai 2010

Il campione

    

Il y a un gagnant à notre énigme. C'est Le Coucou ! Il s'agissait du portrait de Francesco delle Opere du Pérugin qui se trouve bien au Musée des Offices à Florence.


Bon dimanche à tous.




Un petit mot pour signaler un blog que vous devez connaître, la boîte à image. Je m'y suis intéressé à cause de notre bon roi Henri. Je prépare quelque chose là-dessus... Hé ! hé ! De la Médicis, j'ai abouti à Gabrielle d'Estrée et donc à la boîte à image. Pour ceux qui aiment les devinettes, cela peut les amuser.
    




photo : source 
   

lundi 3 mai 2010

Questione per un campione

  
Fouillons un peu dans les archives de la rédaction. Sous une épaisse couche de poussière électronique, que trouve-t-on ?


Un portrait de Julien Lepers dans un grand musée européen. Qui saura où l'on peut trouver ça ?


Un mail de mon beau-frère :

"5eme jours a l aeroprt de Kuala Lumpur, je suis avec kelkes anglais, australo, neozelandais et je me dis je prefererai etre avec juste des landais, skate dans l aeroport, guitare, hier visite de KL, achat de whiskey et de rhum et fiesta juska 7h du mat en plein millieu de l aeroport, c etait kand meme folklorik, sinon c est dormir a meme le carrelage"

Un mail du patron :

"La rédaction vient de réclamer que je cesse de percevoir une rémunération en tant que président du conseil de surveillance du blog, directeur de la rédaction et responsable de la rubrique sportive. La rédaction n'a pas évoqué la question de ma retraite-chapeau. J'ai donc fait le choix de rester fidèle à ce blog malgré ces scandaleuses restrictions."

Un mail datant de la Restauration :


"Hier soir, dîner en ville avec Jospin. "Les guignols du cac 40 vont bientôt bosser à l'oeil !" s'exclame un des convives. J'ai regardé longtemps Lionel. Il a fait une petite boule avec de la mie de pain avant de retirer sa serviette. Il s'est dirigé vers la bibliothèque, s'est servi une fine. Ou peut-être était-ce une poire."

Les traces d'un affreux complot :

"C'est difficile à avouer mais il y a quelques mois, à l'occasion d'une série de billets consacrés à un sujet finalement assez banal, j'avais mis en lien 13 blogueurs à qui je recommandais de mettre fin à leurs jours avant que leurs lecteurs ne se résolvent eux-même à cette extrémité. Au cours des semaines qui ont suivi, j'ai compris qu'un fait divers horrible s'était produit dans ma région et avait abouti à la disparition brutale d'un promeneur sur la jetée de Saint-Jean-de-Luz. Le lien avec mon billet était direct. Le type qui s'était aventuré en un lieu si inhospitalier le soir de cette tempête annoncée à grand bruit par Météo-France n'était autre que l'un des treize."
  
                                                                    

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