mercredi 29 avril 2009

Attention, cela peut aussi vous arriver

    
Il y a un type qui se promène et lâche dans son commentaire d'un "copier-coller" décontracté, le même commentaire. 

Il n'oublie de faire suivre par l'adresse de son blog engagé (sympathique au demeurant).

"Ton article et les réactions sont intéressantes
Pour ma part j'aurais aimé un ton un peu plus militant et impertinent
A bon entendeur...
Bonne continuation
http://...
"

     
 



(image : blogueur manuel)
   

mardi 28 avril 2009

Krel Esgoch, rendez-vous avec la critique

   
Karel Esgoch vient de publier un ouvrage, toujours dans la même maison d'édition. C'est très difficile de se le procurer et c'est dommage car une fois ouvert, on ne parvient pas à s'extraire de cette lecture. Pourtant, Karel Esgoch est un type très ordinaire. Rien dans son existence ne paraît être à l'origine de son inspiration. On ne peut pas dire qu'il fasse partie de ces auteurs qui volontairement se cachent pour mener une vie anonyme, maintenant porte close devant les sollicitations des journalistes ou des admirateurs. Ces mêmes informations le concernant livrées par la 4ème de couverture reviennent à l'identique ainsi que cette photographie où il apparaît sans âge. Ainsi, il semble déterminé à ne vieillir que par le truchement du monde qui l'entoure. Ce n'est pas lui qui change mais plutôt nous. La coquetterie de l'auteur qui au fil des ans réussit à convaincre sans mal son éditeur de conserver ce portrait de sa jeunesse nous éloigne de lui.

Ce qu'il nous raconte de sa vie confirme bien qu'elle pourrait bien être exactement la même que la nôtre à condition que nous soyons descendus du bateau. La mer s'est formée, nous sommes sur une chaloupe, sans nous être rendus compte du danger. Esgoch s'y entend pour que l'on comprenne qu'on ne sortira pas de cette lecture avant d'être secourus. Sauvés. Dès les premières lignes, nous voilà plongés  dans une atmosphère indescriptible, ne nous blâmez pas pour ce topos.

Point n'est besoin de citer les grandes plumes qui viennent immédiatement à l'esprit du rescapé, Homère, Sagan, Marc Lévy ou Julien Coupat. C'est plutôt du côté de la philosophie qu'il faudrait verser ou des penseurs plus politiques, Max Gallo, Max Broch et pourquoi pas Mad Max. Toutes ces références ne sont rien face à la puissance créatrice de Karel Esgoch qui s'installe dans une poïétique de la femme asphyxiée, rejoignant ce faisant délibérément la lignée d'Althusser et de Tintin, tandis que retentit un air d'opéra.

En dire plus serait pire pour le critique droitier que se couper le bras gauche. Dévoilons cependant les derniers mots de l'ouvrage, si le lecteur n'est pas rendu aveugle par un tel matos, c'est qu'il erre tel un Oedipe viennois dans la salle d'attente du physiologiste Joseph Breuer : "Le Docteur ne reçoit plus sans rendez-vous."
     
photo : Jef Safi
   

lundi 27 avril 2009

Sur la piste d'E.T.


Ansel Adams ("The Tetons and the Snake River", 1942). 

C'est dans ce coin que fut tourné The Big Sky (La Captive aux yeux clairs) de Howard Hawks. Avec Elizabeth Threatt, qui joue une indienne, un premier rôle qui sera le dernier. 

Plus une trace d'elle.






































vendredi 24 avril 2009

Deuxième couche

     
On a beaucoup de considération et parfois même de la complaisance dans notre pays pour les hommes de plume. James Baldwin se félicitait qu'en France, la police se montrait particulièrement amicale lorsqu'il déclinait son état d'écrivain. Pour cette raison, nous avions la conscience très lourde ces derniers jours d'avoir reproduit sur ce blog un commentaire d'un authentique écrivain sans avoir obtenu son autorisation. Qu'on nous comprenne bien, le fait d'exercer véritablement une profession n'interdit pas d'être un imbécile heureux. L'écrivain lui aussi a ce droit, le titre d'idiot de la famille étant réservé à quelques monstres. 

Cette curiosité nous mène régulièrement ici ou là. Chez Stalker qui a l'occasion cède aux sirènes de l'exhibitionnisme en mettant en lien l'article de Wikipedia qui lui est consacré ainsi qu'une émission de radio dont il est l'invité. Nous avons pu découvrir une voix jeune, pas vraiment le timbre mâle et l'accent du terroir qu'on aurait associé à cette "main basque" dont l'homme menace volontiers la communauté des infréquentables. Allez écouter cette petite émission (l'académie des blogs), Elodie Courtejoie trousse une critique du Dr Stalker - occupé à "disséquer le cadavre de la littérature" quitte à "achever lui même quelques patients pour avoir du travail sur sa table d'opération". Le Stalker est beau joueur face à la perfide chroniqueuse, la tanche est tout sucre. On sait que pour le Stalker, tout ce qui nage dans les eaux de la bêtise est tanche, ce qui vous en conviendrez forme une taxinomie qui prend vite l'eau.

"Le problème, confesse le Stalker, c'est que je ne trouve pas de personne susceptible de me répondre pied-à-pied, de me répondre en démontant mon texte. Je rêve de quelqu'un qui démonterait mon texte. (...) Sur la dissection, je reprendrai Karl Krauss, fameux polémiste autrichien, qui avait dit que la pire des insultes, l'arme de destruction massive la plus puissante que l'on pouvait imaginer était encore de reprendre, sans rien changer, ce que votre adversaire avait dit ou écrit." On comprend pourquoi il a tant de mal à accepter qu'on en use avec lui...

L'article de Wikipedia est très amusant, Stalker considère la page "assez bien faite et relativement honnête". On comprend vite que l'éloge s'adresse à lui-même car dans sa candeur, le docteur attire notre attention sur la page de discussion liée à cette notice. "Bref, non seulement vous faites un article sur vous-même (ce qui est limite), vous rajoutez vos ouvrages ou articles dans les bibliographies d'autres articles, mais en plus vous prétendez ici ne pas être ce monsieur." (Seudo) Et si l'on dit que le style, c'est l'homme, celui-ci ne change pas. D'aucuns taxent le Stalker de Stalking (!), "forme grave de harcèlement mêlant recherche d’intimité avec une victime et violation de sa vie privée".
illustration : Dadadreams
   

lundi 20 avril 2009

"On dit que les 16 de Basse-Pointe sont des héros, on dit que les 16 de Basse-Pointe sont des assassins..."


Une avant-première du film de Camille Mauduech "Les 16 de Basse-Pointe" avait lieu hier à Pau, les prochaine se dérouleront à Bordeaux (le 20 avril à 20 heures à l'Utopia), à Pessac (le 21 avril 20 heures au Jean-Eustache). Si vous avez l'occasion de voir ce documentaire, ne le manquez pas. La sortie nationale est annoncée pour le 22 avril. A noter que Planète diffuse en deux épisodes une version plus formatée de ce travail.

A l'automne 1948, les plantations de Martinique sont agitées par des grèves qui naissent de la misère dans laquelle vivent la masse des 40.000 ouvriers agricoles et des promesses non tenues de la départementalisation. A Basse-Pointe, dans le nord de l'île, le béké gérant l'Habitation Leyritz fait appel aux gendarmes pour expulser trois syndicalistes considérés comme les meneurs. Les coupeurs de canne se mettent en grève. L'arrivée des gendarmes sème la crainte. Quelques mois plus tôt, ils ont abattu trois syndicalistes sans que cela ne donne 
lieu à aucune poursuite.

Le géreur, Guy de Fabrique tire sur l'un des bannis avant de prendre la fuite. Les gendarmes sont désarmés. Lorsque le frère du géreur découvre son corps, il a été lardé de 36 coups de couteau.

Sans se préoccuper de mener une véritable enquête policière, les ordres venus d'en haut tombent pour se saisir de cette affaire et obtenir une condamnation qui discréditerait l'action du Parti Communiste, très présent auprès des travailleurs martiniquais et très actif dans les luttes anti-colonialistes.  Seize coupeurs de cannes syndiqués sont arrêtés, le procès est renvoyé à Bordeaux pour que le crime soit jugé avec toute la sévérité nécessaire...

Pour en savoir plus, lire l'article de Sud-Ouest, excellent, celui du site Gens de la Caraïbe qui indique très bien les questions que soulève le film.

La réalisatrice a choisi de nous faire suivre son propre parcours. Au lieu de présenter une vérité toute faite, on découvre de nombreuses facettes de cette affaire et la manière dont la mémoire a agrégé l'événement. Ainsi, Camille Mauduech revient sur l'assassinat de David Aliker, un journaliste martiniquais, enlevé et assassiné en 1934 pour s'être attaqué au pouvoir des puissances de la grande île. Aliker retrouvé dans l'eau, les mains liées derrière le dos et dont les assassins ne sont pas inquiétés. 

Devrait sortir en juin 2009 un film sur cette affaire, intitulé "Abiker", réalisé avec beaucoup de difficultés par André Deslauriers (scénario écrit par Patrick Chamoiseau). Qui fera connaître à Wikipedia André Abiker ?



"Les 16 de Basse Pointe" de Camille Mauduech
    


samedi 18 avril 2009

Julien Coupat et les écrits suspects

   
Julien Coupat aurait fait l'apologie de la licence (sans licence aucune) dans un ouvrage dont on soupçonne la lecture par un groupe d'activistes isolés idéologiquement. 

L'enquête avance rapidement sans perdre un pouce de terrain. Contrairement à ce que les enquêteurs ont pu penser, Mme Lafayette n'est pas de Zayde. Ce serait Zayde qui serait de Mme de Lafayette

On le voit, le rôle de Julien Coupat demeure obscur, ce qui est troublant.









bibliographie : "C'est le why !", Princess 2 Clèves
    

On a retrouvé la plume de Julien Coupat

   
Dans l'affaire Julien Coupat, les enquêteurs progressent. On le soupçonne d'avoir écrit "Les Misérables".  De nombreux indices matériels l'attestent de manière accablante en particulier une plume. 














photo : des analyses scientifiques pourraient prouver que cette plume est une mine. 
   

mercredi 15 avril 2009

Mélange souletin

  

Rajout le 19/10/09 : J'ai entendu une voix qui me mettait en garde contre des poursuites judiciaires pour des commentaires captés sans autorisation de leur auteur.


Les mots qui ouvrent et ferment les commentaires vous permettront de les retrouver chez les 3 Bills... 

Quand j’ai lu chez les 3 Bills le commentaire qui suit, je me suis promis d’y revenir.  C’est un peu long mais voici ce qu’écrivait “Retenez-moi ou je fais un malheur" (il se fait aussi appeler Stalker).

... moi, Juan Asensio, (...) rubiconde.

Un peu plus loin, “Retenez-moi ou je fais un malheur” complétait :

Le fait de ne pas systématiquement (...) voilà tout ce que je voulais dire.




Vient de sortir un bouquin justement intitulé “Bohémiens”, de Nicole Lougarot, qui évoque les Bohémiens qui se sont sédentarisés au Pays Basque. Ils sont nombreux à avoir des noms basques, ils restent pourtant discriminés. Aujourd’hui. Ce sont des marques discrètes.

En 1802, une rafle contre les Bohémiens était ordonnée par le Préfet dans les arrondissements de Mauléon et Bayonne. 500 personnes, hommes, femmes, enfants, sont arrêtés et emprisonnés. La déportation est envisagée un moment, les détenus sont finalement dispersés.

Michel Etchecopar a réalisé un spectacle sur cet événement ("1802"). Il constate que faisaient partie des déportés "des gens de nos familles", que "leurs noms, leur langue étaient basques".

Nicole Lougarot avance l'idée que les mascarades que l'on connaît en Soule étaient "une manière pour les jeunes Souletins de se moquer d'une population d'exclus, dont ils avaient peur". "Il s’agit d’une mise en scène comique et grossière de fiançailles, de mariage ou de baptême tzigane dans les rues et sur la place de nos villages, que nous répétons depuis des générations croyant qu’elle a un tout autre sens."

J'ai hâte qu'on puisse disposer de davantage d'informations et de publications sur ce sujet. Cela me confirme dans l'idée que la relation que nous avons avec "l'étranger" est parfois très intime. Il est en nous ! Ne pas le reconnaître, ne pas vouloir se "mélanger", c'est avoir peur de son ombre. Juan ! Un peu de courage...
photo : hêtre, forêt d'Iraty
 

mardi 14 avril 2009

Buffon contre boufons

   
Un professeur qui voulait donner un cours au Jardin des Plantes se voit interdire l'entrée. On finit par le laisser entrer à condition qu'il ne promette de ne parler politique à ses élèves...
















photo : roseraie du Jardin des Plantes
   

vendredi 10 avril 2009

Breaking News

    
La rédaction profite du fait que PMA nous envoie quelques lecteurs pour leur promettre que nous publierons bientôt un article de fond.

En attendant, nous vous proposons la lecture d'un billet léger mais utile si un jour vous décidez d'aller manger un hot dog avant d'assister à un sommet de l'OTAN (publié sur le site d'Alliance géostratégique).







photo : Philippe Ramette, The Map (©)
   

jeudi 9 avril 2009

Coup de tabac sur le pharaon Hadopi

    
La pyramide n'a pas reçu le permis de construire. 








photo : le site en construction, avec le nouveau type de pyramide faisant office d'usine à gaz et de tombeau pour l'industrie du disque.
   
Nota : on nous signale le cas d'un blogueur qui n'aurait pas évoqué ce sujet. Incroyable !
   

mercredi 8 avril 2009

De notre envoyé spécial à Petsamo (mer de Barents)

        
La rédaction a dépêché sur les lieux du drame un archéologue spécialiste des plongées dans les eaux usées qui a pris quelques photos. 

- Journal de Bord -

La mer de Barents ce matin, quelques objets étranges flottent encore.






L'épave a été localisée rapidement. 











  photos : AA (archéologues anonymes)
    

mardi 7 avril 2009

La Tragédie de Gouxorlof

     
Nous suivons heure par heure la tragédie qui se déroule actuellement en mer de Barents grâce à un membre de l'équipage,  Didier Gouxorlof ; voici le fil des événements :
 
27 mars : Gouxorlof rejoint le LHC, un club de deuxième division de bébé nageurs tintinophiles de la ex-RDA 
 
31 mars : embarque sur le nauséeux et pompeux Renovatio Occidentalis, sous-marin nucléaire totalement rouillé et contaminé ; de nombreux commentaires sur le naufrage nous parviennent et sont décryptés grâce à un livre de code datant de la guerre froide.

1er avril : fait l'éloge des Croisades (le manque d'oxygène se fait sentir)

4 avril : encore une soirée vodka qui tourne mal; Gouxorlof dénonce la persécution dont il fait l'objet de la part du Politburo ; le procédé de la délation est remis à l'honneur par Maximus Criticus, le capitaine du sous-marin qui est pris de mal de mer pendant trois jours.

7 avril : quitte le LHC. "Mon départ n'a rien à voir, du reste, avec je ne sais quel désaccord de fond qui aurait pu survenir" déclare le courageux mécano qui aura cru jusqu'au bout qu'on pouvait apprendre à nager à une machine à écrire.
   
photographie : un morceau de l'épave
   

dimanche 5 avril 2009

Tous délinquants, tous solidaires ?

  
Avez-vous entendu parler de la manif du mercredi 8 avril ?

TOUS SOLIDAIRES , TOUS DELINQUANTS

Si la solidarité devient un délit, nous demandons à être poursuivis pour ce délit !

Objectif chiffré de reconduites à la frontière pour 2010 : 28 000
Objectif chiffré d’interpellations d’aidants pour 2010 : 5 500
(source : Projet de Loi de Finances 2009)

Vous pouvez signer l'appel lancé sur Délinquants solidaires

RESF donne la liste des horaires. Le principe est celui d'un rassemblement devant le Palais de Justice.


- Agen (47) 13H00 Palais de Justice
- Aix-en-Provence (13) 18H00 Palais de Justice
- Alès (30) 11H30 Tribunal
- Amiens (80) 13h00 Palais de Justice (Tribunal d'Instance) - rue Robert-de-Luzarches
- Angers (49) 12H30 Palais de Justice
- Angoulême
- Annecy (74) 12h30 Palais de Justice - rue Sommeiller
- Auch (32) 13h-14h Tribunal
- Auxerre (89) 13h00 Palais de Justice
- Avignon (84) 12H30 Palais de Justice - boulevard Limbert
- Beauvais (60) 10H Hôtel de Ville - Place Jeanne Hachette
- Belfort
- Besançon (25) 17H30 Palais de Justice - 1, rue Mégevand
- Béziers
- Bordeaux (33) 13h00 Parvis des Droits de l'Homme (esplanade située devant le Tribunal de Grande Instance, rue des frères Bonie, entre les arrêts « Palais de Justice » et « Hôtel de Ville » de la ligne A du tram)
- Boulogne s/Mer (62) 13h00 Tribunal de Grande Instance, place de la Résistance (enceinte de la Vieille Ville)
- Brive (19) 17h00 Palais de Justice
- Caen
- Carcassonne (11) 18H00 Place Carnot
- Chalon sur Saone
- Chambéry (73) 17h30 Place du Palais de Justice - côté Quai du jeu de paume Quai de Verdun
- Charleville-Mézières (08) 13h00 Palais de Justice de Charleville Mézières
- Chartres
- Chateauroux (36) 15H00 Palais de Justice - Place Lucien Germereau
- Clermont-Ferrand (63) 2 rassemblements:
- 13H00 Plais de justice (CIMADE63, Secours Catholique, ASTI)
- 18H00 Préfecture (LDH, RESF63)
- Dijon (21) 10h00 Cité judiciaire - Boulevard Clémenceau
- Evreux (27) 12h-14H Tribunal de Grande Instance - 30, rue Joséphine
- Foix
- Grenoble (38) 13h00 Palais de Justice - Place Firmon Gautier
- La Rochelle
- Laval (53) 11H30 Palais de Justice
- Le Havre (76) 17h00 Palais de Justice
- Lille
- Lyon (69) 12h30 Tribunal de Grande Instance - 67, rue Servient - 3e arrdt
- Mâcon
- Marseille (13) 13h devant le Palais de Justice - 6 place Monthyon 13006 Marseille
- Melun (77) 14h00 Palais de justice (cercle de silence)
- Metz (57) 13H00 Palais de Justice
- Montauban (82) 13H00 Palais de Justice - place du coq (pique-nique en commun)
- Montbelliard
- Montpellier
- Mulhouse
- Nancy (54) 18H30 Devant la cour d'assisies
- Nantes (44) 11h30-13h00 nouveau Palais de Justice, quai François-Mitterrand
- Nice (06) 17h00 place du Palais de Justice
- Nîmes (30) 17h30 devant le Palais de Justice
- Orléans (45) 12H30 Palais de justice - 46 rue de la Bretonnerie
- A Paris (75) 13H00 Place Saint-Michel Métro St Michel
se rassemblent aussi les
- Val d'Oise (95)
- Val de Marne (94)
- Yvelines (78)
- Pau (64) 12h00 Palais de Justice - pique-nique de la solidarité
- Périgueux
- Perpignan (66) 10H00 Palais de Justice - Place Arago
- Poitiers
- Privas (07) 12H00 Tribunal d'Instance - 10 Cours du Palais
- Puy en Velay (43) 17H00 Place du Breuil
- Reims (51) 10H-14H Palais de Justice
- Rennes
- Roanne (42) 10h00 lieu Palais de Justice - 5 place Georges Clemenceau
- Rodez
- Rouen (76) 18h00 Palais de Justice
- Saint Brieuc
- Saint Etienne (42) 10h00 Place du Palais de Justice
- Saint Nazaire (44) 18H00 Palais de Justice (rue Albert-de-Mun)
- Saintes (17) 17H00 Palais de Justice
- Strasbourg (67) 10H00 Tribunal de Grande Instance - Quai Finkmatt
- Toulon (83) 10h00 Palais de Justice
- Toulouse (31) 17H30 Tribunal de Grande Instance - Place du Salin
- Tours (37) 14h00 Palais de Justice - Place Jean Jaurès
- Tulle (19) 16h30 Palais de Justice
- Valence (26) 17h30 RV Place Porte Neuve pour se diriger vers le Palais de Justice où la manifestation commencera à 17h45.
- Vannes

   

vendredi 3 avril 2009

L'envers de Mars et le postérieur de Neptune (2)

   
Ce texte est la fin de celui qui précédait.

Mon cher, j’ai fait venir l’évêque en charge de ce couvent de dominicains qui nous cause les difficultés que vous savez. Il sera là à la demie de six heures. En attendant, vous allez faire venir cette relation qui vous attend sous les arcades des procuraties vecchie.” Le Doge souriait. Il savait par les rapports de police que Cristina n’oeuvrait pas au ponte delle Tette - le pont des Seins - où ses consoeurs attiraient le client en exhibant leurs mamelons. On considérait qu’elles faisaient oeuvre utile, ceux qui ne parvenaient pas à s’écarter de la tentation sodomite, dénoncés après une confidence à leur médecin, leur barbier, leur coiffeur ou un marin de passage étaient jugés chaque semaine par un collège de confrères députés, pendus non loin de la Piazzetta. Pour finir, on brûlait les cadavres. 

Cristina ne portait pas le foulard qui était imposé à sa corporation. Une parmi dix mille, elle était différente. Etait-ce elle qui se voulait meretrix et moi qui la voyait en courtisane ? Elle m’avait accompagné jusque dans l’antichambre. J’obéis à la consigne du Doge et la giflai violemment. Je la pris ensuite dans mes bras pour tenter de la consoler. Une longue mèche rousse lui barrait le visage, une larme accusatrice coulait lentement. Un garde la fit entrer devant Gritti qui lui demanda de témoigner avec la plus grande sincérité, que le salut de ceux qu’elle aimait dépendait d’elle. L’évêque fut introduit à son tour ainsi que le frère prédicateur de Santo Stefano. Je regretterai plus tard de ne pas avoir noté exactement la manière dont le Doge conduisit l’affaire, lequel ne posa guère de questions à Cristina. “Avait-t-elle une relation vénale suivie avec l’homme qu’elle savait ?” Cristina hocha la tête. “Avait-il exercé une violence quelconque à son égard ?” Cristina ouvrit grand ses yeux. Son “oui” retentit comme un aveu douloureux dont personne ne pouvait expliquer la cause. Le Doge fit signe au garde de la faire sortir. Sans même interroger directement le membre de la congrégation de St Augustin, il se tourna vers l’évêque et lui demanda de comprendre en de telles circonstances la sévérité du Palais.

On ne lui réserva pas le traitement infligé au luganeghèr Biagio Cargnio, un pauvre charcutier soupçonné de confectionner ses ragoûts avec la chair des enfants de San Simeone, lesquels disparaissaient sans que l’on comprenne comment. Attaché à la queue d’un cheval, traîné à terre jusqu’à la prison, torturé à la tenaille en chemin, le bourreau n'eut plus qu'à le couper en tranches. L'histoire s'était produite au début du siècle et on n’en trouvait tout le sel que lorsque l’on savait que le criminel avait été dénoncé par un bout de doigt d’enfant qu’un client avait trouvé au fond de son écuelle. Une écuelle remplie de ce ragoût que lui avait vendu Biagio.

Le prédicateur fut exécuté par noyade dans la lagune. Son collègue frère mineur prit sur ordre de son évêque un navire pour la presqu’île de Morée. Restait le problème de frère Lovato. Les événements l’avaient rendu particulièrement méditatif. Il refusait de monter en chaire, n’exprimait plus que des opinions confuses et professait une horreur de l’élément liquide qu’on avait peine à comprendre de la part d’un adepte du dogme de transubstanciation.

Restait à calmer le Grand Conseil. Il fut proposé à chaque membre qui souhaitait faire connaître son opinion de verser la somme de dix mille ducats. On paya pour être d'accord avec la beauté telle que la concevait le dignitaire occupant le Palais. Le Doge reversa la somme à l’évêché, à charge pour lui d’édifier une église, ce qui fut fait avec San Francesco della Vigna.

Sansovino acheva ses statues. Il ne fut donné qu’à quelques privilégiés de les envisager de dos. La construction de San Francesco della Vigna fut confié à l’artiste et architecte. Le Doge Gritti obtint qu’on y place son tombeau contre le paiement d’une somme de mille ducats. 

Cristina se piqua de poésie sans atteindre le prestige d’une Veronica Franco. Quelques années plus tard, je couvris ma tête de ce joli petit bonnet à pointe rouge : le corno m’allait bien, avec Cristina et Gritti, j'avais appris ce que c'était qu'être gouverné.

    photo : fondation mtislav pour la parité 
   

Challenge Gambardella : les meilleurs buteurs

   
A l'instar des blogs qui dressent leur bilan, il serait plus juste pour nous d'évoquer notre dépôt de bilan... Merci à tous ceux qui sont venus et revenus, à ceux qui ont hébergé la rédaction bâillonnée : Didier Goux, Zoridae et son plafond, MG... Merci à ceux qui se sont émus de ce départ, dans leurs commentaires et dans quelques billets (de mémoire, le Faucon, Bal, Zoé, les 3 Bills, Gaël, Lucia Mel...) ; considérons qu'il s'agit là d'un hommage collectif au blogueur inconnu. 

Tous ces allers et retours n'étaient pas prémédités, rassurez-vous, mtislav reste confidentiellement votre inconnu très discret.

J'ai un moment été tenté de ne publier que sur la Fabrique ou chez ceux qui très gentiment me le proposaient. C'était leur donner beaucoup de travail d'édition et peut-être les placer en porte-à-faux. Zoridae a un moment consacré une chronique le dimanche soir aux passages qui lui tenaient à coeur, sans parler des jeux d'écriture qu'elle lance et qui sont une merveilleuse passerelle entre les blogs. Evidemment, les liens que nous plaçons dans nos billets sont eux aussi une autre manière de s'ouvrir vers les autres et d'inviter le lecteur à s'enfuir. J'aime ce lacis de liens ténus ou invisibles, qui traversent l'inspiration et parfois l'écriture, sont ritualisés même dans le "tag" ou le réseau. 

Récemment un blogueur m'invitait à commenter le fait que Didier Goux soit désormais un membre du réseau LHC. Didier a une vision biaisée de l'Islam et du monde musulman, il y a des tenues plus discrètes que celles des enfants de troupe. Cela dit, j'aime les enchevêtrements, les collages, le patchwork et cela ne me gêne pas de tomber sur telle ou telle étiquette. 

Principaux blogs à l'origine du trafic :

1. Mots d'Elle 73
2.
Didier Goux prend ses aises 50
3.
Partageons mon avis 39
4.
Extra-ball 32
5.
Balmeyer's blog 28
6.
Appas 25
7.
De tout ! Et... euh... de rien ! 22
8.
La Maison du Faucon  22
9.
Zoé au Brésil 22
10.
BlogSpleen, Idéal et Petites Révoltes (le retour) 13
11.
Bouche de là 12
12.
Alliance GEO stratégique 11
13.
Le coucou de Claviers 11

1002 visites, 139 pages consultées 1661 fois.

   photo : Tout ce que le ciel permet de Douglas Sirk
   

jeudi 2 avril 2009

The G(r)eeks ? Why ?

     
A l'heure où certains certains bilans ont la tonalité d'une tragédie, un constat de crise s'impose : 22% des lecteurs de ce blog sont des Grecques.
    



   

Opération Résurrection : un billet utile qui ne vous servira jamais

   
Quelques activistes ont voici quelques semaines pris en otage la direction et supprimé ce blog. Nous le pensions perdu. C'était sans compter les nombreuses chambres d'écho de la blogosphère : paperblog, betapolitique, limegator, wikio nonobstant cozop ou vendredi qui dans un grand discernement ont toujours compris qu'il était inutile d'attenter à notre réputation de modestie et au capital temps de leurs lecteurs.

Par souci d'explorer les possibilités de la bête, nous avions auparavant "exporté le blog" sur un disque dur, fonction accessible sur blogger par l'onglet "paramètres", "général", "exporter le blog". On peut exactement au même endroit supprimer son blog.

Il se trouve que par la suite, nous avons recréé un blog en lui donnant, faute d'imagination, exactement le même nom... Par nostalgie, nous avons facilement pu exhumer tous les billets précédents en utilisant la fonction "importer le blog" (dans le même onglet que celui déjà évoqué).

Il se trouve que blogger offre la possibilité à celui qui a supprimé son blog de le restaurer même si le désespéré n'a pris aucune précaution. Dans le cas du blog mtislav, nous n'avions pas sauvegardé les "templates" (le code htlm qui figure un des onglets de "mise en page"). Du coup, nous avions la possibilité de relire voire de republier les billets anciens mais il fallait recréer une mise en page. 




Nous avons testé la fonction de restauration de blogger mais comme entre temps l'adresse http://mtislav.blogspot.com/ était prise, blogger a créé une nouvelle adresse pour le blog exhumé (http://mtislav6.blogspot). Et là, miracle, on croirait revenir dans le temps, la présentation d'origine est intacte. Il y a 27 abonnés à ce blog que le patron est le seul à pouvoir consulter (dans le "tableau de bord", la fonction "modifier le profil" permet de limiter la consultation d'un blog avec la fonction "masquer") tandis que le "nouveau" blog n'a qu'un seule abonné (une abonnée, Loïs). De toutes façons, nous n'affichons plus les abonnés. S'ils partaient, on aurait l'air bête... Maintenant qu'il n'y en a qu'une, c'est tentant de l'afficher de nouveau !
      
La tentation a été grande de restaurer quelques billets ; soumis à tension extrême, blogger pète les plombs à chaque fois quand on lui demande d'afficher les billets plus anciens pour les modifier. L'astuce consiste à afficher 300 billets sur la page ou de demander l'affichage selon un libellé.
   

video : ansse_bay
  

mercredi 1 avril 2009

Un site de fouille truffé d'informations sur le classement miko d'avril 2009

   
Aujourd'hui, en retournant les plates-bandes du jardin de mon ami P. près d'Oaxaca, nous avons trouvé la tombe d'un gauchiste. Cela peut surprendre mais de tels spécimens se trouvaient à l'état endémique dans les plaines mexicaines il y a un peu moins d'un siècle. Il tenait dans la main le classement miko du mois d'avril 2009. Vous avouerez que cette découverte ne manque pas de piquant !
   
Un médecin-légiste a été chargé de déterminer les causes du décès. Il s'avère que le révolutionnaire aurait écouté chanter une agitatrice adornienne, candidate à l'Eurovision.



Source : NM University
   


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